Nous ne serons allés ni ici, ni là… ou comment tourner autour, entre les nuages

Nous avions décidé de mettre le cap au Nord, en direction de la Vendée, malgré les « contre-indications » d’amis faisant preuve d’une dose non dissimulée d’anti-vendéisme primaire.

Laurent & Capt. Matt

Arrivée à l’aéroclub vers 9h30, GBVK est dehors apparemment pour un local et des tours de piste. Cela fera toujours un avion de moins à tracter pour sortir GAVI du hangar.

Gilet jaune, désormais obligatoire, je sors Juliet Charly qui me gène… peut être ira-t-il en balade lui aussi ? Visite pré-vol dans le hangar, il fait frais. Puis, on tire GAVI hors de la halle. C’est un peu couvert, mais les nuages sont épars. Allons-y tout de même, s’il faut rentrer, on aura quand même fait un tour de piste. Se lever à 8h30 le dimanche pour ne pas voler, c’eut été dommage. Aucun risque apparent, nous pouvons y aller.

Briefing de mon ami Laurent qui peine à rentrer dans la petite carlingue. Vue la carrure, j’avais quand même fait un calcul rapide de masse et centrage, et ça passe, mais nous n’aurions pas emmené notre casse-croûte sur la banquette arrière ! Qui a dit « trois places » ?

Vue de Brouage

Vue de Brouage

Information Charlie, piste 27 en service. Victor Kilo touche devant nous, nous maintenons Alpha. Je décide de remonter la piste, ça ne coûte rien de prendre un peu d’élan. Décollage, virage à 500 pieds cap au nord… J’annonce mon intention : direction les Sables d’Olonnes puis Noirmoutier, nous ne nous poserons pas, simple point tournant puis retour par la côte…

Intention annoncée, intention avortée. Le cap mis vers le nord, nous dépassons à peine la Baie de l’Aiguillon pour constater que les nuages sont à peine à 1000 pieds… Je n’ai pas tellement envie d’aller en Vendée par la route. Les amis avaient raison. Demi-tour, ce sera un secteur sud, peut être un survol des îles, de Fort Boyard ou autre finalement…

Nous contournons donc La Rochelle par l’est après avoir croisé les axes loin de LFBH. Nous allons faire un tour au-dessus de Fouras, de la Pointe de la Fumée, de l’Ile d’Aix, mais nous n’approchons pas Fort Boyard, les nuages sont bas, retour au-dessus de la terre ferme.

Entre les nuages épars, nous naviguons, assez loin des masses blanches, nous montons quand des percées nous le permettent, nous essayons de nous approcher de Royan pour peut-être passer sur la Gironde, mais là encore, les nuages ne nous autorisent pas beaucoup de liberté.

Nous rentrerons en suivant l’autoroute, passerons Sierra et intégrerons par le sud en 27. A notre retour, Juliet Charly avorte sagement son départ, la tour annonçant un grain sur La Rochelle, en provenance de Ré. Nous passons avant les gouttes, sur une piste encore sèche, tant mieux. Retour au club, mon grand Laurent est ravi, et ankylosé d’une heure dans un habitacle trop petit pour sa grande stature.

Encore une fois, j’ai volé, j’ai souri et je recommencerai.