20 minutes pour atteindre les quotas

Il ne manquait pas grand-chose après la grande navigation

Dimanche 9 avril 2017. 20 minutes. Voilà ce qu’il me manque pour compléter mon carnet de vol et atteindre les 10 heures nécessaires de vol en solo pour prétendre passer l’examen pratique et enfin (peut être) obtenir la qualification de pilote privé.

Une redite, mais cette fois-ci en solo

J’ai préparé mon vol, sur la base d’une navigation que nous avions déjà faite avec mon instructeur, la fois précédente en atterrissant à Saintes, à Pons et à Jonzac. Aujourd’hui, mes roues ne toucheront (normalement) que les deux derniers aérodromes. Trop de planeurs à Saintes, beaucoup trop de planeurs.

Aujourd’hui, décollage vers la mer. Piste 27. Je vire à gauche dans l’objectif de rejoindre le point Sierra en m’écartant le moins possible de la côte. Hippodrome d’Angoulins, le point Sierra. À partir de là, je tire au cap 145 pour passer au nord de Rochefort, à l’est de Saintes, et retrouver ensuite la piste de Pons. Une bande d’herbe au sud du village, pas trop difficile à trouver par ce beau temps.

Trop de planeurs, Beaucoup trop de planeurs

Je fais le choix de voler à 2500 pieds et passe tranquillement au nord de Rochefort. J’arrive dans la zone de Saintes et effectivement, il y a de nombreux planeurs dans les airs. Vigilant. Je les vois autour de moi prendre des courants d’air ascendant et tournoyer. Je suis concentré et ne lâche pas des yeux tous les appareils que je vois dans les environs.

Un peu de turbulences. Mon avion, qui jusque-là était bien stabilisé à 2500 pieds, se retrouve lui aussi happé par des courants ascendants et je le sens monter vers 2600 pieds, puis 2700 pieds. Je le retiens pour maintenir mon altitude. Ce n’est pas simple. Ces courants d’air ascendants me font un peu suer.

Pons, pas un chat, pas un avion non plus, d’ailleurs

J’arrive en vue du terrain de Pons, et m’annonce pour un passage à la verticale du terrain, pour lire la manche à air. Rien dans la radio. Pas de trafic en vue dans les environs. Parfait, je peux manœuvrer sereinement. Vigilant tout de même. Pas de vent, la manche à air a le nez baissé. Je choisis donc la piste 13. Mon coté marseillais, peut être.

Je fais demi-tour, pour me positionner en vent-arrière. Je paramètre mon avion pour l’atterrissage et viens me poser sur la bande de gazon avant de sortir sur le taxiway et de remonter la piste. La piste en herbe en solo, c’est fait. Va pour la suivante.

Jonzac, 4 minutes de vol…

Prochaine étape, Jonzac. Ce n’est qu’à quatre minutes de vol et immédiatement dans l’axe de la piste actuelle. Je vais monter rapidement à 1400 pieds pour me positionner 500 pieds au-dessus du tour de piste pour la verticale de rigueur.

Je redécolle, rentre mes volets, coupe ma pompe électrique, quitte la fréquence de Pons et passe avec Jonzac. Comme à Pons, à Jonzac, personne dans les environs. Je garde l’œil tout de même, au cas où certains appareils évolueraient sans radio. Je passe à la verticale de la manche à air, pas de vent non plus.

… En fait, 12 minutes de vol

Au bout de la piste, un club d’aéromodélisme fait voler de petits avions. Étant passé à la verticale de la manche à air qui se situe au bout de la piste 14, j’entame un demi-tour par la gauche pour me positionner en vent-arrière et atterrir en piste 14.

Je suis un peu (beaucoup) trop près de la piste. Je ne m’aperçois pas que je converge. Au moment d’entamer mon virage en base, je me rends compte que je vais avoir du mal à atterrir correctement. Je finis mon virage et me positionne immédiatement en finale mais je suis totalement écarté de l’axe, pas du tout dans le plan, et absolument pas à la bonne vitesse. Je rentre les volets. Remise de gaz.

Je repars à une altitude de 900 pieds pour un nouveau tour de piste. Je m’écarte, je prends garde à ne pas converger en gardant un cap 320, aborde calmement mon étape de base, réduit la puissance affichée et paramètre correctement mon avion pour l’atterrissage. Cette deuxième tentative sera couronnée de succès. Je me pose et roule jusqu’au bout de la piste 14. 12 minutes de vol, en fait.

Atterrir en 14 puis décoller en 32

Je fais demi-tour au niveau du taxiway, je suis prêt à repartir. Puisqu’il n’y a personne et que le vent est nul, puisque ma destination finale est plutôt orientée au cap 345, je choisis de redécoller depuis la piste 32 pour quitter la zone dans le bon sens. Pleins gaz, pas d’alarme, troisième décollage du jour.

Mon log de nav prévoyait une trajectoire au cap 345, par le même itinéraire que celui emprunté à l’aller. Je fais toutefois le choix de m’écarter un peu plus vers l’ouest pour éviter Saintes et ses beaux planeurs. Ce serait dommage de percuter un autre appareil. Je prends donc dans un premier temps un cap 320 avant de reprendre ma trajectoire vers La Rochelle, que je distingue déjà.

Sierra, Sierra Alpha, retour à la casa

Après avoir quitté la fréquence de Jonzac, j’écoute l’ATIS sur 126.875. L’information Golf a remplacé Fox. Je file en direction du point Sierra. Le contrôleur me demande de passer sur Sierra Alpha puis de reprendre contact pour une intégration en base main gauche piste 27.

Plusieurs appareils tournent autour de l’aérodrome, je suis second derrière un appareil déjà en finale. Je me positionne à la hauteur du tour de piste, intègre l’étape de base à 1100 pieds, volets sortis, pompe électrique allumée. Final, courte finale. Je me pose, taxiway, station-service. Je fais le plein pour l’élève suivant. Je vais aller faire le bilan de mes heures de vol.

Evidemment, Quotas atteintS

1h20 de vol au total pour ce circuit, ce qui porte à 11h00 le total de mes heures de vol en solo. Il est maintenant l’heure des révisions avant de passer à l’examen. Le sentiment d’avoir accompli quelque chose. Presque. Prêt à passer à l’étape suivante. Maintenant, je peux vraiment espérer être qualifié avant l’été.

Encore aujourd’hui, gain d’expérience. De nouvelles erreurs à marquer sur mon carnet de bêtises. Il suffira de ne pas les reproduire les prochaines fois. Rien de grave, mais il est toujours bon de gagner en précision.